Le mont PengLai 蓬萊山


Le « mont PengLai » (蓬萊山), ou « l’île de PengLai » (蓬萊仙島), est une terre mystique évoquée dans la mythologie chinoise. On retrouve également sa légende au Japon, sous le nom de « Horai ». Selon le « Shan Hai Jing » (山海經/[recueil de données géographiques et de légendes de l’antiquité chinoise]), la montagne se situerait sur une île, à l’extrême orient de « la mer de BoHai » (隸海), avec quatre autres îles où les immortels se seraient établis, appelées « FangZhang » (方丈), « YingZhou » (瀛州), « DaiYu » (岱輿) et « YuanJiao » (員嬌).

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Même si la ville du même nom existe dans le « Shandong » ( 山東), on ne sait pas si elle coïncide avec l’emplacement réelle de la montagne légendaire. La ville, cependant, se targue de la légende, et affirme que la ville a été le point de départ du périple des « Huit Immortels » (八仙), la rendant célèbre, tandis que d’autres prétendent que la montagne peut être vue sous la forme d’un mirage en mer. Dans d’autres interprétations, « Taiwan » (臺灣), l’île de « Jeju » (濟州島), ou dans le dernier cas, au Japon, le « mont Fuji » (富士山) pourraient être ladite île.  Dans la mythologie chinoise, on dit du mont PengLai qu’il est le « siège » des Huit Immortels, ou tout au moins, le lieu où ils participent aux banquets donnés par d’autres immortels, dont le magicien « AnQi Sheng » (安期生). Apparemment, sur la montagne, les palais sont d’or et de platine, et dans les arbres, poussent des bijoux, il n’y a ni douleur, ni hiver, les bols de riz et les verres de vin ne sont jamais vides, des fruits magiques, pouvant guérir n’importe quelle maladie, donner l’éternelle jeunesse ou même ressusciter les morts, poussent partout à PengLai.

Historiquement, « Qin Shi Huang » (秦始皇), le premier empereur de Chine, à la recherche de l’élixir de vie, fit plusieurs tentatives pour trouver la montagne, mais en vain. La légende raconte que « Xu Fu » (徐福), alchimiste et sorcier de « époque Qin » (秦), fut envoyé pour trouver l’île, et constata que le Japon s’y trouvait à sa place.

Estampe japonaise du mont Horai

Estampe japonaise du mont Horai

La présentation du mont Horai dans le « Kwaidan » ([怪談]/recueil d’histoires étranges) de l’écrivain irlandais « Lafcadio Hearn », (connu au Japon sous le nom de « Koizumi Yakumo » [小泉八雲]) est quelque peu différente du mythe chinois. Cette version, qui ne représente pas vraiment le point de vue japonais pendant « l’ère Meiji » (明治時代) et les périodes antérieures, rejette une grande partie des aspects fantastiques et magiques du mont PengLai. Dans cette version du mythe, Horai n’est pas exempt de douleur ou de mort, et les hivers sont rigoureux. La conception de Hearn du mont Horai ne prend pas en compte les fruits magiques qui guérissent des maladies ou ressuscitent les morts, et n’évoque nullement les bols de riz ou les verres de vin qui ne se vident jamais.  L’interprétation du mythe de Horai vue par Hearn se concentre davantage sur l’atmosphère du site, dont on dit qu’elle n’est pas seulement composée d’air, mais de milliards d’âmes, qui, inhalées, confèrent, dit-on, la perception et les connaissances antiques de ces dernières. Il est souligné que le mont Horai est aussi appelé « Shinkiro » (蜃気楼), ce qui signifie mirage.

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