Figures Ornementales sur les édifices chinois traditionnels 檐獸/走獸/蹲獸


Les « Figures Ornementales sur les édifices chinois traditionnels » (檐獸) ou «Animaux Marcheurs» (走獸) ou «Animaux Accroupis» (蹲獸) sont des statuettes placées le long des lignes de crête des édifices officiels de l’empire chinois. Seuls les palais, bâtiments gouvernementaux et quelques temples étaient autorisés à utiliser de telles décorations sur leurs toitures.

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Les toits chinois sont de type « en croupe » (廡殿頂), avec de petits pignons, de sorte que les ornements situés le long de la ligne de crête étaient très visibles pour les passants en contrebas. Les variantes sont toujours répandues dans les temples chinois et se sont répandues dans le reste de l’Asie orientale et des parties de l’Asie du Sud-Est. Le long des crêtes (unions entre les panneaux de toit), près du coin, une rangée de petites figures est placée. Celles-ci sont souvent fabriquées en céramique émaillée et forment un cortège.

A la queue de la procession, est placé un « Dragon » (龍/également appelé « ChuiShou » [垂獸]). « L’Immortel chevauchant un phénix » (騎鳳仙人), quant à lui, est à la tête du cortège. Une légende suggère qu’il s’agit d’un « séide » de l’empereur, devenu avide de pouvoir et pendu au pignon du toit pour trahison. Une autre version de cette figure suggère ledit immortel chevauchant un « Phénix » (鳳) ou un « QiLin » (麒麟). Une autre interprétation en fait une personne au service de l’empereur, surveillée par les bêtes qui le suivent dans son sillage. Entre les deux, un nombre impair de bêtes mythiques se succèdent, « prêtes à se jeter sur les fonctionnaires malhonnêtes » afin de leur rappeler leurs devoirs envers le peuple.

Le nombre de figures rappelle l’importance des fonctions exercées dans l’édifice ou dans la cour protégée par un portail. Neuf, est le nombre maximum de bêtes pouvant être observé, dont (dans l’ordre) :

  • « Immortel chevauchant le Phénix » (騎鳳仙人)
  • « Dragon » (龍) : il est le symbole du pouvoir impérial, il occupe donc le premier rang.
  • « Phénix » (鳳) : Il est le symbole de l’honneur, de la vertu mais aussi de l’Impératrice.
  • « Lion (獅子) : Il représente le courage et la majesté.
  • « Cheval Céleste » (天馬) et « Cheval Marin » (海馬) symbolisent la bienveillance des règles du pouvoir.
  • « SuanNi » (狻猊) : Il est l’un des « Neufs Fils du Dragon » (龍生九子) et est semblable à un lion.
  • « XiaYu » (狎魚) : Animal marin pouvant prévenir des dangers liés au incendies et aux déluges.
  • « XieZhi » (獬豸) : Symbole de bravoure et de justice, il est capable de discerner le vrai du faux.
  • « DouNiu » (鬥牛) : Animal hybride capable de prévenir des calamités.
  • « HanShi » (行什) : C’est une divinité qui empreinte ses traits à « LeiGong » (雷公), Dieu du Tonnerre, armé d’un glaive, qui prévient des catastrophes liées à la foudre.

Il est à noter que le HangShi ne pouvait être trouvé que sur la toiture de la salle du trône à l’époque impériale, bâtiment ayant le statut le plus élevé de tout l’empire. Ces exemples se trouvent dans la « Cité Interdite » (紫禁城) de « Pékin » (北京). D’autres exemples peuvent être trouvés sur des structures fonctionnelles telles que les portes et les baraques de la « Grande Muraille de Chine » (長城). Avec la chute de l’empire en 1911, de telles décorations sont maintenant visibles sur les structures commerciales et les bateaux touristiques.

Bien qu’il ne fasse pas à proprement partie des processions de figurines présentes sur les arrêtes des toits, on trouve également le « ChiWen » (鴟吻/螭吻), autre « Fils du Dragon », présent sur le sommet des édifices chinois anciens. Littéralement, « ChiWen » se compose des caractères « Chi » (螭/ »Dragon sans cornes ») et de « Wen (吻/ »avaler/baiser »). Il est représenté dans les décorations du toit impérial et d’autres motifs ornementaux de l’architecture et de l’ art chinois traditionnels. « ChiShou » (螭首) et « ChiTou » (螭頭) signifiant respectivement « tête de dragon sans corne », sont des ornements architecturaux ou des évacuations d’eau comparables aux gargouilles occidentales. ChiWen s’écrit encore « 鴟吻 » (« bouche de hibou »), en utilisant l’homophone chinois « Chi » (鴟/ »chouette/ Épervier/oiseau de proie »). Le « ChiWei » (鴟尾/ »queue de hibou ») et le « ChiMeng » (鴟 甍/ »hibou du toit-crête ») sont des décorations de toit ressemblant à des oiseaux.

« ChiWen » (鴟吻/螭吻).

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